Le contacteur est l'appareil qui met le moteur en marche et l'arrête ; il n'assure à lui seul aucune protection. Pour bien le choisir, trois informations sont nécessaires : le courant nominal du moteur sous 400 V, le régime de service et la tension de commande.

  • Catégorie d'emploi : pour les moteurs à cage qui démarrent normalement et sont coupés en marche, on retient la valeur AC-3 du contacteur. Si le moteur est souvent coupé pendant le démarrage, freiné par contre-courant ou commandé par à-coups, le contacteur se choisit selon AC-4, nettement plus gros.
  • Courant : le courant AC-3 sous 400 V du contacteur ne doit pas être inférieur au courant nominal du moteur. Par exemple, un moteur de 11 kW absorbant 20,4 A nécessite un contacteur AC-3 supportant au moins ce courant.
  • Tension de bobine : la bobine doit correspondre à la tension du circuit de commande, par exemple 24 V CC ou 230 V CA.
  • Contacts auxiliaires : prévoyez le nombre de contacts nécessaires à l'auto-maintien, à la signalisation et aux verrouillages.

Un démarreur étoile-triangle comporte trois contacteurs : le contacteur de ligne et le contacteur triangle transportent le courant d'enroulement (environ 0,58 fois le courant de ligne), le contacteur étoile un courant plus faible. Dans un inverseur, les deux contacteurs sont verrouillés électriquement et mécaniquement. La protection contre les courts-circuits (fusible ou disjoncteur-moteur) se place en amont du contacteur, la protection contre les surcharges en aval. Pour la nomenclature de l'armoire, consultez notre article sur les dispositifs de protection du moteur.