Les deux adoucissent le démarrage, mais par des moyens différents. Le démarreur progressif fait monter, à l'aide de thyristors, la tension appliquée au moteur depuis une valeur basse jusqu'à la tension du réseau ; la fréquence ne change pas. Une fois le démarrage terminé, le moteur fonctionne directement sur le réseau à vitesse fixe. Le variateur (convertisseur de fréquence) redresse le réseau puis le reconstitue à la fréquence et à la tension voulues ; la vitesse du moteur peut ainsi être réglée en fonctionnement.
| Caractéristique | Démarreur progressif | Variateur |
|---|---|---|
| Ce qu'il modifie | La tension au démarrage et à l'arrêt | La fréquence et la tension ensemble |
| Vitesse de fonctionnement | Fixe, à la fréquence du réseau | Réglable |
| Couple de démarrage | Diminue avec la tension | Peut fournir un couple élevé à basse vitesse |
| Après le démarrage | Le plus souvent court-circuité par un by-pass | Toujours en service ; câble, filtre et refroidissement à prendre en compte |
Critère de choix : si la machine fonctionne à vitesse fixe et qu'il s'agit seulement de réduire le courant de démarrage, le coup de bélier ou le choc sur les courroies, un démarreur progressif suffit ; il est courant sur les pompes, ventilateurs et convoyeurs. Si le débit, la pression ou la vitesse de ligne doivent être ajustés pendant le procédé, il faut un variateur. Sous forte charge au démarrage, le démarreur progressif peut être insuffisant, car il réduit aussi le couple.
Nos séries triphasées conviennent au contrôle de vitesse par variateur de fréquence ; en fonctionnement prolongé à basse vitesse et couple nominal, une ventilation forcée peut être nécessaire, et avec un câble long on envisage un filtre dv/dt ou sinus. Plus de détails dans le guide moteur avec variateur et sur la page moteurs électriques compatibles variateur.