L'argile qui sort de la filière de l'extrudeuse avance sur une table à rouleaux sous forme de boudin continu ; des fils d'acier tendus le divisent en longueurs de brique ou de tuile. Sur une coupeuse à fil, les moteurs ne coupent pas par leur propre force : leur rôle est d'amener le fil au bon endroit au bon moment. Les autres machines de la ligne sont présentées sur la page moteurs pour lignes de briques, tuiles et céramique ; cette page se limite aux entraînements de la section de coupe.

Comment le boudin d'argile est-il divisé par le fil ?
Sur la plupart des lignes, la coupe se fait en deux temps. D'abord le coupeur principal détache du boudin en mouvement un bloc de longueur fixe. Une bande d'accélération emmène ce bloc vers l'avant et l'éloigne du boudin. Ensuite, dans le coupeur multifils, un pousseur fait passer le bloc à travers un cadre garni de fils tendus ; de nombreuses briques crues sortent en une seule course.
Comme le boudin ne s'arrête jamais, le coupeur principal est soit monté sur un chariot qui avance avec lui, soit constitué d'une roue à fils tournant à la vitesse du boudin. Dans les deux cas, le fil doit laisser une coupe d'équerre pendant que l'argile se déplace ; la vitesse du coupeur est donc liée à la vitesse de sortie de l'extrudeuse. Sur les lignes de tuiles, un coupe-galettes fonctionnant de la même manière sépare les galettes destinées à la presse de moulage.
Les entraînements de la section de coupe et leur rôle
Coupeur principal et chariot synchronisé
Le chariot avance à la même vitesse que le boudin, le fil descend ou se déplace latéralement, puis le chariot revient à son point de départ. À chaque cycle, le moteur accélère, s'arrête et change de sens. Sur le coupeur rotatif, le moteur tourne en continu, mais sa vitesse doit suivre celle de l'extrudeuse. Ces entraînements sont généralement motoréduits et pilotés par un variateur de fréquence, à partir du signal d'une roue de mesure posée sur le boudin.
Pousseur du coupeur multifils
Le pousseur fait traverser au bloc le cadre de fils et dépose les briques coupées sur la bande d'évacuation. Sur les modèles mécaniques, un moteur avec réducteur déplace le pousseur en va-et-vient par manivelle ou par chaîne et vainc la résistance des fils à chaque poussée. Sur les modèles hydrauliques, le moteur entraîne un groupe de pompe et un vérin fournit la force de poussée ; l'approche de la page moteurs électriques pour pompes hydrauliques s'applique alors.
Bandes, table à rouleaux et retour des chutes
La bande d'accélération, les bandes vers la section d'empilage et la bande de retour qui ramène les chutes vers la préparation tournent avec de petits moteurs motoréduits. Leurs vitesses doivent concorder ; sinon l'angle de la brique crue s'écrase ou les blocs se heurtent.
Charge du moteur : mouvements courts, fréquents et réversibles
Les moteurs d'une coupeuse à fil n'ont pas besoin d'une grande puissance ; ce qui les sollicite, c'est le nombre de cycles. Quand l'extrudeuse va vite, le chariot et le pousseur bougent de nombreuses fois par minute. Chaque démarrage laisse de la chaleur dans le bobinage, et l'accumulation de cette chaleur sans temps de refroidissement est l'une des causes de panne les plus courantes des petits moteurs. La puissance doit donc être évaluée non seulement d'après l'effort de coupe, mais aussi d'après le nombre de mouvements par heure et l'inertie de la masse déplacée.
L'effort de coupe dépend de la dureté et de l'humidité de l'argile ainsi que du nombre de fils. Si le boudin durcit ou si les fils s'émoussent, le courant du moteur du pousseur augmente. Sur ce type de coupeuse, les moteurs restent en général à quelques kilowatts ; la plaque signalétique du moteur de la machine existante est le point de départ le plus fiable pour cette même machine.
Synchronisation, variateur de fréquence et frein
Pour caler le coupeur sur la vitesse du boudin, cette section comporte presque toujours un variateur de fréquence. Les moteurs triphasés HEM se prêtent à l'alimentation par variateur. Si le chariot porte une charge à basse vitesse pendant longtemps, le ventilateur propre du moteur peut ne pas suffire et l'on ajoute un ventilateur alimenté séparément ; si le câble entre l'armoire et le moteur est long, un filtre de sortie est étudié pour protéger le bobinage des pics de tension. Indiquez ces éléments dans votre demande ; voir la page moteurs électriques compatibles variateur pour le détail.
Si le chariot ou le pousseur doit rester immobile à un point donné, le constructeur de la machine peut demander un moteur frein ; si c'est votre cas, précisez-le à la commande. Sur les machines où le variateur ou un verrou mécanique assure le maintien, un moteur standard suffit.
Modèles HEM d'exemple pour la section de coupe
| Entraînement | Type de mouvement | Valeur à vérifier au choix | Modèle HEM d'exemple |
|---|---|---|---|
| Chariot du coupeur principal ou du coupe-galettes | Va-et-vient, lié à la vitesse du boudin | Cycles par heure, rapport de réduction | 0,75 kW, 1 420 tr/min, 80M2-4 fonte |
| Coupeur rotatif à fil | Continu, vitesse variable | Réglages du variateur, refroidissement à basse vitesse | 1,5 kW, 1 445 tr/min, 90L-4 fonte |
| Pousseur multifils (mécanique) | Poussée par à-coups, démarrages fréquents | Nombre de fils, dureté de l'argile | 3 kW, 1 450 tr/min, 100L2-4 fonte |
| Groupe de pompe du pousseur hydraulique | Entraînement de pompe | Débit et pression de la pompe | 4 kW, 1 450 tr/min, 112M-4 fonte |
Les modèles du tableau sont des exemples ; le choix définitif dépend de la charge de la machine, de la vitesse requise, du mode de montage et des conditions d'exploitation.
Le moteur entre argile, eau et débris de fil
La section de coupe est un endroit humide. Sur certaines lignes, on pulvérise de l'eau ou une huile fine sur le fil pour qu'il ne colle pas à l'argile ; les débris d'argile s'accumulent sous les bandes. Nos moteurs sont protégés IP55, mais le lavage au tuyau ou la projection directe d'eau sortent du cadre de cette protection. Si le moteur se trouve près de la zone de pulvérisation, le constructeur de la machine doit prévoir un écran ou il faut choisir un moteur spécial ; précisez-le à la commande.
Pour les moteurs accouplés à un réducteur, les carcasses à bride B5 ou B14 et à pattes et bride B34/B35 sont courantes ; les entraînements posés sur un socle utilisent souvent la carcasse à pattes B3. La forme possible dépend de la hauteur d'axe ; les dispositions verticales V1, V3, V5, V6 et V15 existent aussi, et nous confirmons ensemble la bride et l'arbre à la commande. Une sonde PTC/PT100 pour surveiller la température du bobinage et une résistance anticondensation pour les longs arrêts sont des options de commande. Pour les entraînements avec réducteur, la page moteurs électriques pour réducteurs vous oriente également.
Informations pour une demande de moteur de coupeuse
Pour une sélection rapide, envoyez-nous le type de machine (coupeur principal, coupeur rotatif, pousseur multifils, bande), la puissance et la vitesse requises, la tension du réseau, le mode de montage et la quantité. Une photo de la plaque signalétique du moteur actuel répond à elle seule à la plupart des questions ; pour les entraînements motoréduits, ajoutez aussi la plaque du réducteur.
Vous pouvez consulter les modèles dans notre boutique de moteurs électriques ; le prix actuel figure sur la page de chaque produit. Nos coordonnées WhatsApp et téléphone sont sur la page contact.
Questions fréquentes
Pourquoi le moteur du chariot du coupeur chauffe-t-il vite ?
Si le chariot accélère, s'arrête et change de sens à chaque cycle, le moteur appelle le courant de démarrage encore et encore. Plus les cycles sont nombreux, plus la chaleur s'accumule. Les rampes du variateur, le rapport de réduction et la puissance du moteur doivent être revus ensemble.
Si les briques sont coupées de biais, le moteur est-il en cause ?
Le plus souvent, non. Une coupe en biais montre que le coupeur ne suit pas exactement la vitesse du boudin ; il faut vérifier le glissement de la roue de mesure, les réglages du variateur ou les jeux mécaniques. Le moteur n'est en cause que s'il ne peut pas fournir l'accélération demandée.
Pourquoi le courant du moteur du pousseur varie-t-il au cours de la journée ?
Quand l'humidité et la dureté de l'argile changent, la résistance rencontrée par les fils change aussi. Des fils émoussés ou détendus augmentent l'effort de poussée. Si le courant dépasse durablement la valeur de plaque, contrôlez d'abord les fils et la préparation de l'argile.
Peut-on utiliser un moteur monophasé dans la section de coupe ?
Sur de petites coupeuses d'atelier sans réseau triphasé, notre gamme de moteurs monophasés de 0,18 à 5,5 kW peut être envisagée. Sur les lignes industrielles synchronisées par variateur, le moteur triphasé convient mieux.















