Les diamètres de poulie déterminent la vitesse, et la tension de courroie l'effort latéral sur l'arbre du moteur ; ensemble, ils influent sur la durée de vie du moteur.

Calcul de vitesse

n2 = n1 × d1 / d2. Hypothèses : moteur 7,5 kW 4 pôles, vitesse nominale 1460 tr/min, poulie moteur 160 mm, poulie machine 320 mm. Vitesse machine : 1460 × 160 / 320 = 730 tr/min. On utilise la vitesse nominale de la plaque, pas 1500 ; le glissement de la courroie peut encore abaisser légèrement la vitesse réelle.

Effet du diamètre de poulie sur l'effort de courroie

Le couple nominal du même moteur est de 49,1 Nm. L'effort transmis à la jante de la poulie vaut environ F = 2 × T / d :

  • Poulie de 160 mm : 2 × 49,1 / 0,160 ≈ 614 N
  • Poulie de 100 mm : 2 × 49,1 / 0,100 ≈ 982 N

Pour transmettre cet effort sans patiner, la courroie est montée avec une précontrainte ; la charge réelle sur l'arbre est donc supérieure à l'effort transmis et augmente vite quand la poulie diminue.

  • Montez la poulie le plus près possible du moteur, en appui sur l'épaulement de l'arbre ; une poulie en porte-à-faux allonge le bras de levier de la charge.
  • Maintenez la courroie à la tension recommandée par son fabricant ; trop tendue, elle fatigue le roulement, trop lâche, elle patine et chauffe.
  • Alignez les poulies dans le même plan.

Si une très forte réduction de vitesse est nécessaire, un réducteur peut convenir mieux qu'une courroie ; ce sujet est traité dans questions sur le choix et l'utilisation des réducteurs.